Retrouver les capacités du quotidien
La réadaptation fonctionnelle part des gestes réels plutôt que des muscles isolés. Monter un escalier, soulever une charge du sol, tenir une position debout prolongée, travailler les bras au-dessus des épaules. Ce sont ces capacités qui décident du retour aux activités, pas un chiffre de force mesuré en isolation.
Partir des tâches réelles
L'évaluation s'intéresse à ce que la personne doit pouvoir faire : nature des charges, fréquence, hauteur de travail, durée des positions, contraintes de l'environnement. Un poste de travail assis et un poste de manutention ne demandent pas la même préparation, même après la même blessure.
La progression par exposition
Les capacités se reconstruisent en s'approchant graduellement des exigences réelles, avec des charges et des durées qui augmentent par paliers. Reproduire le geste du travail en clinique, à intensité réduite d'abord, fait partie du traitement.
Le retour progressif
Quand il est possible, un retour par étapes — durée réduite, tâches allégées, puis élargissement — donne généralement de meilleurs résultats qu'un retour direct à pleine charge. Les modalités relèvent de l'employeur, du médecin traitant et des régimes applicables ; la physiothérapie documente les capacités.
Ce que la physiothérapie peut documenter
L'évolution des amplitudes, de la force, de la tolérance aux positions et aux charges. Ces éléments servent aux personnes qui décident du retour ; ils ne remplacent ni l'avis médical ni les décisions administratives qui l'accompagnent.